The National Times - Moyen-Orient: les marchés mondiaux s'accrochent aux déclarations du président iranien

Moyen-Orient: les marchés mondiaux s'accrochent aux déclarations du président iranien


Moyen-Orient: les marchés mondiaux s'accrochent aux déclarations du président iranien
Moyen-Orient: les marchés mondiaux s'accrochent aux déclarations du président iranien / Photo: © AFP/Archives

Les marchés financiers s'accrochent mardi aux espoirs de fin de conflit au Moyen-Orient, surtout après les propos du président iranien affirmant que l'Iran avait la volonté de "mettre fin" à la guerre contre Israël et les Etats-Unis.

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A New York, ces propos ont provoqué une vague d'optimisme à Wall Street avant la fermeture: le Nasdaq gagnait 3,28%, tout comme le S&P 500 (2,41%) et le Dow Jones (2,12%), selon un pointage juste après 18H00 GMT.

Massoud Pezeshkian, le président iranien, a toutefois précisé qu'il voulait des garanties pour "empêcher la répétition de l'agression", lors d'une conversation téléphonique avec le président du Conseil européen Antonio Costa.

"Aujourd'hui, un sentiment d'optimisme règne quant à une possible désescalade du conflit à court terme, ce qui favorise un appétit pour le risque", expliquent dans une note les analystes de Briefing.com.

Le Dow Jones naviguait déjà en territoire positif avant les propos du président iranien, sur la foi d'autres informations interprétées comme rassurantes par les marchés.

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait en effet indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit "au-delà de son calendrier de quatre à six semaines".

D'après le quotidien, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de cette voie de passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Les Bourses européennes avaient aussi fermé en hausse: Francfort (+0,52%), Londres (+0,48%), tout comme Milan (+1,11%) et Paris (+0,57%).

Paris encaisse néanmoins son plus fort recul mensuel depuis la crise du Covid en mars 2020 (-8,90%), après un mois de mars marqué par la guerre contre l'Iran lancée par les Etats-Unis et Israël.

Signe d'attentisme, les volumes d'échange sont très bas, souligne David Kruk, directeur du trading à la financière de l'Echiquier à Paris. "Plus personne n'ose rien faire".

- Prix du pétrole élevé -

Le cours du pétrole demeurait élevé, avec une ruée sur les stocks à une journée du changement d'échéances des contrats à terme.

Vers 16H30 GMT (18H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai progresse de 5,96% à 119,50 dollars, car les investisseurs privilégient ce contrat, qui fait encore référence pour une journée, et propose un accès plus rapide au brut.

En comparaison, le Brent pour livraison en juin, contrat de référence à partir de mercredi mais déjà privilégié par beaucoup d'acteurs du marché et dont les volumes d'échanges sont plus importants, baissait légérèment (-0,18%) à 107,20 dollars.

L'Union européenne a jugé "nécessaire" de réduire la demande de pétrole en Europe. Aux Etats-Unis, le gallon (3,78 litres) se vend quatre dollars à la pompe pour la première fois depuis 2022, a annoncé mardi l'American Automobile Association (AAA).

- L'inflation au centre des préoccupations -

L'inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5% sur un an en mars, contre 1,9% en février, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2025 en raison de l'envolée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient, selon la première estimation d'Eurostat publiée mardi.

Les risques d'inflation continuent de peser sur les taux d'intérêt des dettes souveraines des pays de la zone euro.

Le taux d'intérêt de la dette française à dix ans atteignait lundi 3,72%, quasiment au même niveau que la veille en clôture, mais en forte hausse par rapport aux 3,20% d'avant la guerre. Il a dépassé la semaine dernière des records datant de 2009.

Le taux de rendement des titres allemands à même échéance, référence en Europe, restait bloqués autour des 3%, se situant à des sommets depuis 2011.

Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour que leur investissement reste rentable.

L.Graham--TNT

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