The National Times - Moyen-Orient: les marchés partagés entre les annonces de Trump et les démentis de Téhéran

Moyen-Orient: les marchés partagés entre les annonces de Trump et les démentis de Téhéran


Moyen-Orient: les marchés partagés entre les annonces de Trump et les démentis de Téhéran
Moyen-Orient: les marchés partagés entre les annonces de Trump et les démentis de Téhéran / Photo: © AFP

Qui croire? Les marchés, surtout les Bourses, ont été ballotés lundi entre les propos rassurants de Donald Trump au sujet de négociations avec l'Iran et le démenti de Téhéran.

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"C'est une journée folle", résume Antoine Andreani, analyste marché senior pour le site de trading en ligne XTB France, impressionné par le timing de l'annonce du président américain, peu avant l'ouverture de Wall Street.

Stressés depuis mercredi dernier, les opérateurs ont d'abord pris au pied de la lettre les derniers propos du président américain, les attribuant au désormais fameux "TACO", l'acronyme en anglais selon lequel "Trump se dégonfle toujours".

Donald Trump a assuré lundi au téléphone à l'AFP que tout "se passait très bien" concernant l'Iran, peu après avoir fait état sur son réseau Truth Social de négociations avec Téhéran en vue d'une cessation des hostilités.

Ces propos ont eu un impact évident sur le prix du pétrole, véritable boussole des marchés boursiers, et sur le marché de la dette des États.

Peu avant 17H00 GMT, le prix du Brent de la mer du nord, référence mondiale du brut, continuait de redescendre vers la barre des 100 dollars le baril (101,98 dollars, -10,15%).

Les cours s'étaient envolés depuis le lancement des attaques israélo-américaines contre la République islamique d'Iran, et les représailles de Téhéran dans le Golfe, laissant craindre un retour de l'inflation.

"Un conflit prolongé avec l'Iran pourrait affecter de nombreux secteurs d'activité à travers le monde, principalement via une hausse des prix des hydrocarbures", mettait encore en garde lundi l'agence de notation Fitch.

Son équivalent américain du WTI se repliait dans les mêmes proportions (-8,08%, à 90,29 dollars), lors d'un pointage des prix pétroliers peu avant 17H00 GMT.

Il faudrait que le prix du pétrole revienne vers les 80 dollars le baril pour dissiper les risques d'inflation, rappelle Antoine Andreani.

- Les Bourses en rebond ma non troppo -

En revanche, le rebond des places boursières a pris du plomb dans l'aile avec l'annonce des démentis iraniens.

Il n'y a pas de négociation avec l'administration Trump, ont déclaré le président du Parlement iranien et le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Nous avons reçu, par l'intermédiaire de certains pays amis, des messages transmettant une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre", a toutefois reconnu Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Après avoir reculé de plus de 2% dans la matinée, la Bourse de Paris a terminé certes en légère hausse (+0,79%) à 7.726,20 points, mais loin de son maximum du jour (7.876,70 points).

Pareil pour le Dax allemand, qui est monté jusqu'à 23.178 points avant de finir à 22.653 points (+1,22%)

Wall Street poursuivait la journée à la hausse, légèrement en dessous de la tendance à l'ouverture: Dow Jones +1,38%, Nasdaq +1,24%, S&P 500 +1,13%, selon un pointage à 17H00 GMT.

- Accalmie sur le marché de la dette -

Trump a aussi annoncé lundi qu'il reportait de cinq jours les frappes contre les centrales électriques iraniennes.

Samedi soir, il avait lancé un ultimatum : si Téhéran ne rouvrait pas au trafic le détroit d'Ormuz d'ici 23H44 GMT ce lundi, les États-Unis "anéantir[aie]nt" les centrales électriques iraniennes.

Les propos du président américain semblaient avoir apaisé le marché de la dette des États, où le spectre de l'inflation provoque une remontée mécanique des taux d'intérêts.

Tous les taux de rendement des dettes souveraines ont reculé lundi, à part le taux allemand, référence en Europe, qui se maintient autour des 3%.

Le taux de rendement de la dette française à échéance dix ans reculait à 3,70%, après avoir atteint au cours de la matinée 3,85%, son plus haut niveau depuis juillet 2009.

Son équivalent britannique reculait à 4,91% contre 4,99% à la dernière clôture tandis que le taux italien reculait à 3,87%, après avoir bondi de 0,13 point de pourcentage dans la matinée.

Aux États-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans, restait stable, à 4,36% contre 4,38% vendredi en clôture.

Lewis--TNT

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