The National Times - Moyen-Orient: les marchés profitent d'une accalmie sur les prix de l'énergie

Moyen-Orient: les marchés profitent d'une accalmie sur les prix de l'énergie


Moyen-Orient: les marchés profitent d'une accalmie sur les prix de l'énergie

L'accalmie sur les prix de l'énergie profite vendredi aux Bourses mondiales, qui restent toutefois nerveuses face aux fortes incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, en passe d'entrer dans sa troisième semaine.

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"Les prix du pétrole sont plus calmes (...) après les appels des États-Unis à éviter de cibler les infrastructures énergétiques (...) et suite à l'annonce selon laquelle Washington envisage d'assouplir les sanctions sur le pétrole iranien", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Vers 08H15 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, cédait 1,07% à 107,49 dollars, et son équivalent américain, le WTI, lâchait 1,93% à 93,71 dollars.

Le président américain Donald Trump a assuré avoir réclamé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran.

"Après 20 jours, je peux vous annoncer que l'Iran n'a aujourd'hui plus la capacité d'enrichir de l'uranium et qu'il n'a plus la capacité de produire des missiles balistiques", a quant à lui déclaré Benjamin Netanyahu. Cette guerre "finira plus tôt que les gens ne le pensent", a-t-il promis, des propos perçus comme rassurants par les marchés.

"Cette détente reste néanmoins fragile, alors que le marché continue d'intégrer un choc d'offre historique, avec près de 10 millions de barils par jour retirés du marché mondial", précise John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.

Les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont commencé à mettre sur le marché les stocks stratégiques de pétrole qu'ils avaient annoncé libérer mi-mars. Un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, doit être mis à disposition, selon un communiqué de l'AIE jeudi soir.

En parallèle, après un appel américain d'abord resté lettre morte, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon se sont dits "prêts à contribuer" au moment venu, aux efforts pour sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux bloqué de facto par l'Iran.

Le gaz refluait également vers 08H15 GMT. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne en matière de gaz naturel, cédait 3,01% à 59,99 euros le mégawattheure.

- Les Bourses indécises -

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi, profitant de l'accalmie sur les prix de l'énergie, de nombreuses économies européennes étant très dépendantes des importations de gaz et de pétrole.

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,85%, Francfort 1,29%, Londres 0,56% et Milan 1,10%.

"Avant le week-end, les intervenants devraient se montrer prudents, car ils ne peuvent pas évaluer la situation d'actualité au Proche-Orient, laquelle peut évoluer à tout moment dans toutes les directions possibles", relève Andreas Lipkow pour CMC Markets.

En Asie, l'indice Hang Seng de Hong Kong perdait 0,92% dans les derniers échanges, et et l'indice composite de Shanghai a terminé en baisse de 1,24%. A Séoul, l'indice phare Kospi a toutefois gagné 0,31%.

La Bourse de Tokyo était fermée en raison d'un jour férié.

- Fin du bal des banques centrales -

La Banque du Japon (BoJ), la Banque d'Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE) ont chacune à leur tour annoncé un statu quo sur leur taux directeur jeudi, dans le sillage de celui de la Réserve fédérale (Fed) mercredi.

"Le marché intègre désormais environ deux hausses de taux pour la BCE et la Banque d’Angleterre en 2026, tandis que les anticipations de baisses de taux de la Fed ont été entièrement effacées", soulignent les analystes de Natixis.

Les scénarios dessinés par la Banque centrale européenne ne prévoient pas de "récession" en zone euro, a souligné vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, interrogé par Boursorama.

Dans ce contexte, les rendements des emprunts d'Etat se stabilisent à des niveaux élevés, "avec des investisseurs qui continuent à réviser les trajectoires de politique monétaire", poursuivent-ils.

Vers 08H15 GMT, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts allemands, la référence en Europe, évoluait à 2,95%, comme à la clôture jeudi.

Le taux d'emprunt américain à 10 ans s'établissait quant à lui à 4,28% contre 4,25% jeudi.

A.Little--TNT

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