The National Times - La BCE devrait temporiser face à la flambée des prix de l'énergie

La BCE devrait temporiser face à la flambée des prix de l'énergie


La BCE devrait temporiser face à la flambée des prix de l'énergie

La flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient devait occuper les débats jeudi lors de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), avec des conséquences à attendre sur l'inflation et la croissance en zone euro.

Taille du texte:

Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran — passage clé par lequel transitent environ 20% du pétrole mondial — ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe, faisant bondir les prix de l'or noir et du gaz.

L'impact se fait sentir en Europe sur les prix des carburants à la pompe et dans les entreprises, en particulier celles énergivores.

De quoi, en cas de prolongation du conflit, fragiliser davantage une croissance déjà poussive en zone euro et gonfler l'inflation, le pire des scénarios pour la BCE.

Si des tensions inflationnistes poussent généralement à relever les taux, la BCE devrait néanmoins selon les économistes laisser les siens inchangés dans l'immédiat, le temps d'évaluer les répercussions d'un conflit qui n'en est qu'à sa troisième semaine.

Le taux de dépôt, qui sert de référence, va demeurer à 2%, comme depuis juillet, tandis que l'inflation évolue ces derniers mois autour de l'objectif de 2%.

- "Naviguer à vue" -

En l'absence de signes d'une accélération de l'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l'énergie et des matières premières, la BCE n'a "pas vraiment d'argument pour une hausse de taux", a expliqué à l'AFP Reinhard Pfingsten, directeur des investissements d'ApoBank.

"Ils vont simplement naviguer à vue", a-t-il ajouté.

D'autres banques centrales ont déjà opté pour la prudence.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu mercredi ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, expliquant que "les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines".

La Banque d'Angleterre (BoE) a également laissé jeudi son taux directeur inchangé, à 3,75%, comme l'avaient fait plus tôt la Banque du Japon (BoJ) et la Banque nationale suisse (BNS).

Ces banques centrales ont alerté sur le fait que l'inflation globale sera plus élevée dans les mois à venir en raison du choc causé par le conflit au Moyen-Orient.

- Nouvelles projections -

La BCE devait décider de son cap monétaire en fonction de nouvelles projections économiques à l'horizon 2028.

Un exercice reposant normalement sur des hypothèses arrêtées un mois à l'avance, mais qui devrait cette fois intégrer au moins partiellement les hausses du prix du pétrole Brent et du gaz observées depuis fin février, avec leurs effets difficiles à jauger sur l'économie réelle.

Felix Schmidt, économiste chez Berenberg, estime que la patronne de la BCE, Christine Lagarde, "insistera très probablement devant la presse sur le degré d'incertitude exceptionnel et sur une approche dépendante des données, réunion par réunion".

La semaine dernière, elle avait affirmé que l'institution monétaire ferait "tout ce qui est nécessaire" pour maîtriser l'inflation, un message qui pourrait également être réitéré.

Les marchés, qui ont nettement avancé leurs anticipations de première hausse des taux de la BCE cette année en raison de la flambée du pétrole, scruteront tout signal susceptible de les confirmer.

Mme Lagarde pourrait aussi relativiser les comparaisons avec la forte inflation qui avait suivi l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, période durant laquelle la BCE avait été critiquée pour sa réaction jugée trop lente.

Le contexte était alors "très différent", selon Jack Allen-Reynolds, économiste Europe chez Capital Economics: un mélange de politiques monétaire et budgétaire accommodantes, de choc énergétique et de chaînes d'approvisionnement perturbées crée un "cocktail explosif pour l'inflation".

"Nous ne sommes plus dans ce monde-là aujourd'hui", conclut-il.

Enfin, Mme Lagarde pourrait être interrogée sur son avenir à la tête de la BCE, après un article du Financial Times en février laissant entendre qu'elle pourrait quitter ses fonctions avant le terme prévu fin octobre 2027.

Elle a depuis affirmé qu'elle entendait "aller jusqu'au terme" de son mandat.

L.A.Adams--TNT

En vedette

Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen

Den rumänske företagaren Alexandru Nicolae Bodi, 41 år, leder sedan den 1 november 2026 den östeuropeiska verksamheten inom SCANDIC FINANCE GROUP:s affärsområde ”International Operations & Global Banking Strategy”. I sin nya roll leder han ett team på 384 medarbetare och samordnar fastighetsprojekt i Förbundsrepubliken Tyskland.

تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE

يتولى رجل الأعمال الروماني ألكساندرو نيكولاي بودي (Alexandru Nicolae Bodi)، البالغ من العمر 41 عامًا، منذ الأول من نوفمبر 2026، مسؤولية أعمال قطاع «العمليات الدولية والاستراتيجية المصرفية العالمية» (International Operations & Global Banking Strategy) التابع لمجموعة SCANDIC FINANCE GROUP في أوروبا الشرقية. ويقود في هذا المنصب فريقًا يضم 384 موظفًا، كما ينسّق مشاريع عقارية في جمهورية ألمانيا الاتحادية.

SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命

 ルーマニアの実業家アレクサンドル・ニコラエ・ボディ氏(Alexandru Nicolae Bodi、41歳)は、2026年11月1日付で、SCANDIC FINANCE GROUPの「国際業務・グローバル銀行戦略(International Operations & Global Banking Strategy)」部門の東欧統括責任者に就任した。384人の従業員を率いるほか、ドイツ連邦共和国で進める不動産事業の調整も担う。

SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임

루마니아 기업가 알렉산드루 니콜라에 보디(Alexandru Nicolae Bodi·41)는 2026년 11월 1일부터 SCANDIC FINANCE GROUP의 국제 운영·글로벌 은행 전략 부문(International Operations & Global Banking Strategy)에서 동유럽 사업을 총괄하고 있다. 보디는 직원 384명으로 구성된 조직을 이끌며 독일연방공화국에서 추진하는 부동산 사업도 조율한다.

Taille du texte: