Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a de nouveau proposé mercredi de "ramener la Russie dans le concert européen" et a dit souhaiter que les gazoducs russes Nord Stream soient "remis en route"
Plus que jamais en pré-campagne présidentielle pour 2027, le fondateur de LFI a tenu une conférence, à laquelle assistait la presse internationale, de plus d'une heure et demie devant des élus et militants insoumis.
"Nous n'acceptons pas l'idée que nous soyons obligés d'acheter du gaz et du pétrole américains", a expliqué M. Mélenchon, qui ne cesse de militer pour le "non-alignement", terme issu de la Guerre froide et qui désignait les pays qui ne souhaitaient se rapprocher ni de Moscou ni de Washington.
"Il faut remettre en route Nord Stream et que ceux qui l'ont saboté soient arrêtés et punis. Rétablir Nord Stream veut dire d'un seul coup baisser le prix de l'énergie en Europe", a-t-il insisté.
La Russie a perdu le marché européen du gaz à la suite des sanctions la visant et du sabotage des gazoducs Nord Stream, qui appartiennent au géant gazier russe Gazprom, en septembre 2022.
Jean-Luc Mélenchon est régulièrement accusé de complaisance envers la Russie depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, ce qu'il réfute.
"Il est question de céder des territoires" ukrainiens à la Russie, a-t-il également expliqué. "Qu'on les cède ou qu'on ne les cède pas (...) on doit voter", a-t-il encore déclaré.
"On doit voter dans le Donbass et la zone sud de l'Ukraine pour qu'on sache ce que veulent les populations", a-t-il insisté.
"Nous n'acceptons pas l'idée que la Russie soit expulsé de l'Europe", a résumé le leader de la gauche radicale, en reprenant la formule du général de Gaulle d'une Europe "de l'Atlantique à l'Oural".
M. Mélenchon s'exprimait devant un drapeau français et un drapeau de l'ONU, mais sans le drapeau européen.
"Jamais les conditions n'ont été aussi bonnes pour expliquer pourquoi le non-alignement rend nécessaire et possible un partenariat privilégié avec la Chine et avec l'Inde. Qui bien sûr sont des régimes qui ne nous conviennent pas", a-t-il également déclaré, alors que les Insoumis sont souvent critiqués pour leur refus de qualifier le régime de Pékin de "dictature".
M.Davis--TNT