The National Times - Wall Street termine en baisse, déçue par des résultats et de mauvais indicateurs

Wall Street termine en baisse, déçue par des résultats et de mauvais indicateurs


Wall Street termine en baisse, déçue par des résultats et de mauvais indicateurs
Wall Street termine en baisse, déçue par des résultats et de mauvais indicateurs / Photo: © AFP/Archives

La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, échaudée par quelques résultats de sociétés décevants et de mauvais indicateurs, deux rappels que l'économie décélère.

Taille du texte:

Le Dow Jones a abandonné 0,43%, à 31.899,29 points, l'indice Nasdaq, 1,87%, à 11.834,11 points, et l'indice élargi S&P 500, 0,93%, à 3.961,63 points.

"Le marché digère les résultats d'entreprises de la semaine", a expliqué Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.

Durant la semaine, "on a eu Netflix et Tesla qui étaient moins mauvais qu'attendu, mais on a ensuite eu des déceptions du côté de la tech", a-t-il ajouté.

Snap (-39,08% à 9,96 dollars), maison mère du réseau social Snapchat, a ainsi fait une sortie du route, avec une perte quasiment triplée et un discours morose sur la publicité.

La firme au petit fantôme a entraîné avec elle d'autres réseaux sociaux, de Meta (-7,59%) à Pinterest (-13,51%), en passant par le futur véhicule coté de la plateforme Truth Social de Donald Trump (-3,04%).

Par extension, les sociétés également dépendantes de la publicité, comme Alphabet (-5,81%) ou la plateforme de marketing digital The Trade Desk (-7,30%), ont aussi souffert.

Même s'il a également manqué les prévisions des analystes, Twitter a été épargné (+0,81% à 39,84 dollars). Le marché a préféré retenir la progression du nombre d'utilisateurs actifs, jugée encourageante compte tenu du contexte et du contentieux avec Elon Musk.

Jusqu'ici, "même si les résultats n'étaient pas faramineux, ils étaient suffisamment bons" pour soutenir les indices, selon Angelo Kourkafas.

Pour Nick Reece, de Merk Investments, les résultats de Snap ont été "un rappel" des difficultés qui attendent le secteur de la technologie, entre renchérissement du coût du crédit, problèmes d'approvisionnement persistants et ralentissement économique.

Dès lors, "l'inquiétude pour les résultats de la tech la semaine prochaine", avec Amazon, Apple, Microsoft et Meta, "pèse sur le marché".

Parmi les quelques autres ratés, l'aciériste Cleveland-Cliffs (-8,87%), dont le bénéfice est ressorti en-dessous des prévisions, ou l'opérateur téléphonique Verizon (-6,74%), qui a révisé à la baisse ses objectifs.

Dans un contexte défavorable aux valeurs technologiques et de croissance, les valeurs dites défensives, moins sensibles à la conjoncture, ont eu la faveur des investisseurs, que ce soit McDonald's (+0,21%), Johnson & Johnson (+0,47%) ou Procter & Gamble (+1,60%).

Le marché a aussi été "lesté par les indicateurs macroéconomiques", selon Nick Reece, principalement une série d'indices d'activité PMI, notamment sa version composite pour les Etats-Unis. Cette dernière est ressortie à son plus bas niveau depuis juin 2020.

"Le discours sur la récession est de retour", a expliqué l'analyste.

De ce fait, les opérateurs voient la Banque centrale américaine (Fed) faire une pause dans son cycle de hausse de taux en décembre, après un relèvement de 0,75 point en juillet, puis deux hausses d'un demi-point chacune en septembre et novembre.

"On voit de plus en plus de signaux montrant que le pic d'inflation est derrière nous", a estimé Angelo Kourkafas.

Ce sentiment explique la nette contraction des taux obligataires vendredi, les investisseurs voyant une Fed moins agressive que prévu dans son resserrement monétaire.

Le rendement des emprunts d'Etat à 10 ans est tombé à 2,75%, son plus bas niveau depuis près de deux mois, contre 2,87% la veille.

Outre la suite des résultats et la réunion de la Fed, Wall Street suivra, la semaine prochaine, la première estimation du Produit intérieur brut (PIB) américain, qui pourrait afficher une contraction au deuxième trimestre.

Une baisse ferait techniquement entrer les Etats-Unis en récession, après un premier recul au premier trimestre.

A la cote, le fabricant de jouets Mattel a reculé (-7,12% à 22,45 dollars) malgré des résultats meilleurs qu'attendus. Le secteur des poupées a connu un ralentissement, en particulier les Barbies.

American Express a été recherché (+1,88% à 153,01 dollars) après la publication de résultats meilleurs qu'attendus, soutenus par la reprise du tourisme mais aussi des voyages d'affaires. Le spécialiste des cartes de crédit a également relevé ses objectifs de croissance pour l'ensemble de l'exercice.

F.Harris--TNT

En vedette

Cyberattaque aux supermarchés : Delhaize annonce le retour à la normale

La chaîne de supermarchés belge Delhaize a confirmé ce mardi que ses magasins, affectés lundi par une cyberattaque paralysant leurs systèmes de réfrigération, sont revenus à un fonctionnement normal. L'approvisionnement reprend normalement après l'élévation dangereuse des températures dans les rayons.

Octobre 2026 : Le marché de l'occasion en baisse mais les voitures électriques bondissent

Le marché français du véhicule d'occasion a enregistré un repli de 7,2 % en octobre 2026, totalisant 452 492 immatriculations. Dans ce contexte de ralentissement global, les voitures 100 % électriques ont connu une croissance exceptionnelle de 43,5 %, consolidant leur part de marché à plus de 6 %. Cette dynamique contraste avec la résistance des véhicules thermiques anciens et la baisse des prix moyens.

Paris enregistre un recul des réservations touristiques après la manifestation du 17 octobre

D’après AirDNA, une plateforme de collecte et analyse de données sur la location de logements, les touristes fuient Paris depuis le 17 octobre dernier. Ce jour a été marqué par une mobilisation générale et importante en France, avec des manifestations contre la vie chère dans plusieurs grandes villes, dont la capitale.

Les Bourses européennes ouvrent en léger repli

Les Bourses européennes ont ouvert en légère baisse lundi, dans un marché prudent à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis et après la chute des valeurs technologiques à Wall Street vendredi.

Taille du texte: