The National Times - La Bourse de Paris stable, tiraillée entre les banques et l'élection présidentielle

La Bourse de Paris stable, tiraillée entre les banques et l'élection présidentielle


La Bourse de Paris stable, tiraillée entre les banques et l'élection présidentielle
La Bourse de Paris stable, tiraillée entre les banques et l'élection présidentielle

La Bourse de Paris restait stable lundi matin, tirée légèrement vers le haut par les valeurs bancaires, malgré l'incertitude liée à un deuxième tour de l'élection présidentielle qui opposera la candidate d'extrême droite Marine Le Pen au président sortant Emmanuel Macron.

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L'indice CAC 40 avançait de 0,06% à 6.552,00 points vers 10H30, après avoir ouvert en léger recul de 0,16%, proche de la stabilité grâce à "l'écart plus large que ne le laissaient penser les sondages" entre M. Macron (27-28%) et Mme Le Pen (23-24%), selon Alexandre Baradez, analyste d'IG France.

Avant l'ouverture lundi de la place parisienne, le rebond de l’euro dimanche soir avait déjà "traduit une forme de soulagement à court terme par rapport au score du président sortant et à l’hypothèse d’une continuité politique et économique si cette dynamique restait la même au second tour", ajoute-t-il. Ce "soulagement" est confirmé par une baisse des tensions sur le marché obligataire, avec un "petit resserrement de l’écart entre les taux 10 ans français et allemand", de près de 4 points de base ce lundi matin, note-t-il.

Néanmoins, ce "petit soulagement" est "assez loin d'une phase de détente massive", prévient l'analyste, car "les investisseurs sont conscients que rien n’est complètement fait ou acquis pour le second tour avec beaucoup d’interrogations sur le report des voix".

"Un rétrécissement de l'écart en faveur de Le Pen, qui est connue pour avoir une nette sympathie pour la Russie, pourrait refroidir l'humeur des investisseurs à l'approche de l'élection finale prévue le 24 avril", confirme Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Et il ne faut pas oublier, relève Alexandre Baradez, que "l’actualité mondiale reste dominée par la crise ukrainienne avec ses répercussions sur l’ensemble des marchés mondiaux".

L'expert souligne par ailleurs qu'il ne faut pas "oublier une situation sanitaire toujours tendue en Chine, dont les confinements font à nouveau craindre un accroissement des tensions logistiques et donc des pénuries accompagnées de tensions inflationnistes".

Sur le front des valeurs, Société Générale tirait les banques dans le vert.

Six semaines après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, la banque française a annoncé mettre fin à ses activités en Russie via la cession de la totalité de sa participation dans sa filiale russe Rosbank.

Cette annonce a été qualifiée de "positive" par les analystes de RBC, qui soulignent également l'impact "gérable" de l'opération pour la banque française, même si cette cession "devrait conduire" selon elle à un impact négatif de 3,1 milliards d'euros.

Société Générale grimpait de 6,01% à 23,18 euros, BNP Paris prenait 2,46% à 49,01 euros, Crédit Agricole 1,28% à 10,01 euros et l'assureur Axa 2,54% à 26,42 euros.

T.Bailey--TNT

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