The National Times - Sur le départ, le PDG d'Orange Stéphane Richard "indemnisé" près d'un demi-million d'euros

Sur le départ, le PDG d'Orange Stéphane Richard "indemnisé" près d'un demi-million d'euros


Sur le départ, le PDG d'Orange Stéphane Richard "indemnisé" près d'un demi-million d'euros
Sur le départ, le PDG d'Orange Stéphane Richard "indemnisé" près d'un demi-million d'euros

Annoncé sur le départ avant fin janvier après sa condamnation en novembre dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a obtenu une "indemnité exceptionnelle brute" de 475.000 euros pour être finalement resté jusqu'au terme initial de son mandat.

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"Le conseil d'administration a décidé d'accorder cette rémunération exceptionnelle à Stéphane Richard pour avoir piloté et suivi pendant plusieurs mois (...) un processus rigoureux de sélection de la future directrice générale et du futur président non exécutif", a expliqué vendredi le groupe à l'AFP.

"Il a prolongé plusieurs fois son mandat afin d'assurer la bonne gouvernance du groupe pendant cette phase de transition et il accompagnera l'arrivée de la nouvelle directrice générale jusqu'à l'assemblée générale le 19 mai", a-t-il poursuivi.

L'indemnité, accordée en février, correspond à la moitié de la rémunération fixe annuelle du dirigeant. Celui-ci bénéficiera également de ses rémunérations fixes et variables calculées au prorata du temps passé dans l'entreprise en 2022, a confirmé Orange, qui rappelle que son patron ne "bénéficie d'aucun mécanisme contractuel pour son départ" comme une assurance chômage ou retraite.

Le mandat de Stéphane Richard arrivait initialement à son terme mi-2022. L'ambition du dirigeant, qui avait formulé le "souhait personnel" de rester président du groupe à l'issue de son troisième mandat, en lâchant la fonction de directeur général, a été brisée net par sa condamnation en novembre par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d'amende, dans l'affaire de l'arbitrage controversé entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

En 2018, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait prévenu qu'en cas de condamnation, Stéphane Richard devrait remettre son mandat, alors que le géant français des télécoms a pour premier actionnaire l'État, qui détient plus de 20% du capital de l'entreprise.

Mais Stéphane Richard a finalement joué les prolongations. Une première fois fixé au plus tard au 31 janvier, son départ en tant que directeur général a finalement été repoussé au 4 avril jusqu'à l'arrivée de Christel Heydemann, nommée fin janvier. Il restera en outre président non exécutif jusqu'à l'assemblée générale du 19 mai, soit le terme initial de son mandat.

Cette assemblée générale devrait entériner la nomination à ce poste de Jacques Aschenbroich, actuellement à la tête de Valeo, dont la candidature soutenue par l'Etat a été validée mercredi par le conseil d'administration d'Orange.

L.A.Adams--TNT

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