Chikungunya, dengue, West Nile: de nouveaux cas autochtones identifiés dans le sud de l'Hexagone
Plusieurs nouveaux cas de contamination locale de chikungunya, de dengue et de virus du Nil occidental ont été identifiés ces derniers jours dans le sud de l'Hexagone, indique Santé publique France.
Depuis le précédent bulletin hebdomadaire, "deux nouveaux épisodes de transmission de chikungunya ont été identifiés en Occitanie", rapporte l'agence sanitaire nationale. Ce virus se transmet d'un humain à l'autre via des piqûres de moustiques tigres, provoquant des fièvres et douleurs articulaires.
Au total, au 3 août, Santé publique France recense cinq épisodes de transmission autochtones de maladies transmises par des moustiques tigres: trois de chikungunya, totalisant sept cas (un à cinq cas par épisode) dans le Tarn (Occitanie) et en Gironde (Nouvelle-Aquitaine), et deux de dengue (un cas par épisode), dans le Tarn et dans l’Hérault (Occitanie).
La première détection d'une contamination locale du chikungunya en France hexagonale a été annoncée il y a une semaine. Jusque-là, les cas recensés étaient importés, concernant des personnes ayant voyagé dans des régions du monde où ces virus circulent de manière endémique.
Mais, cumulé à la mondialisation et à l'urbanisation, le réchauffement climatique a facilité l'implantation du moustique tigre dans des régions d'où il était absent voici quelques décennies.
Autrefois circonscrit aux régions tropicales et subtropicales, il est ainsi implanté dans 83 départements de France métropolitaine. Et sa période d'activité s'étend désormais de mai à novembre.
Autre maladie sous surveillance renforcée: la fièvre West Nile ou du Nil occidental, transmise par le moustique Culex via un oiseau infecté.
Deux nouveaux cas autochtones ont été détectés dans les Bouches-du-Rhône, le total des contaminations locales atteignant ainsi quatre cas, un dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie), les autres dans les Bouches-du-Rhône.
Si l'infection est généralement sans symptôme, elle provoque un état grippal dans environ un cinquième des cas et, dans moins de 1% des cas, elle peut entraîner de graves complications, parfois mortelles.
Fin mai, le ministère de la Santé a adressé aux professionnels de santé un "appel à une vigilance renforcée" sur ces arboviroses dans l'Hexagone, dans un message urgent émis par la Direction générale de la santé.
En 2025, plus de 800 cas autochtones de chikungunya et 29 cas autochtones de dengue avaient été recensés en France hexagonale, ainsi que 62 cas autochtones de fièvre West Nile, dans 17 départements métropolitains, avec des cas en Ile-de-France ou Normandie pour la première fois.
S.M.Riley--TNT