L’acétamipride ne figurera pas dans le projet de loi d’urgence agricole, assure la ministre
"L’acétamipride ne figurera pas dans le projet de loi d’urgence agricole", a assuré vendredi la ministre de l'Agriculture Annie Genevard dans une interview au Figaro, alors que le sénateur Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire cet insecticide controversé.
Le 11 février, le gouvernement avait entretenu le flou sur son soutien ou non à la nouvelle proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb visant à réintroduire un pesticide interdit en France, disant vouloir attendre l'avis du Conseil d’État sur le texte.
La réintroduction de l'acétamipride figurait déjà dans une première loi Duplomb, adoptée par le Parlement début juillet, mais avait été finalement censuré par le Conseil constitutionnel, "faute d'encadrement suffisant".
Le 2 février, le sénateur a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes, nocif pour la biodiversité et aux effets encore flous sur la santé, en prenant en compte les remarques du Conseil constitutionnel.
La loi d'urgence agricole "vise d’abord à accélérer l’adoption des projets hydrauliques car il n’y a pas de production agricole sans eau" et "l’idée est d’apporter des réponses opérationnelles aux agriculteurs le plus rapidement possible", a déclaré Mme Genevard.
"Il faut revenir à la raison en termes de normes, pour laisser les agriculteurs et les industriels produire" a-t-elle estimé.
Interrogée sur l'ouverture du Salon de l'agriculture dans une ambiance tendue, la ministre a jugé que le salon "ne doit pas être le terrain de la confrontation syndicale. (...) Les agriculteurs ne doivent pas se tromper de cible. C’est leur moment, il ne doit pas être gâché".
Concernant la la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), Mme Genevard pense que l'éradication "est en bonne voie (...) À condition que les éleveurs n’amènent plus des bêtes d’une zone infectée, il n’y a pas de raison que la maladie reparte de façon incontrôlée car les bêtes sont protégées pour un an", a-t-elle expliqué.
M.A.Walters--TNT