The National Times - Tuerie dans une crèche en Thaïlande: des parents désemparés déposent des roses blanches

Tuerie dans une crèche en Thaïlande: des parents désemparés déposent des roses blanches


Tuerie dans une crèche en Thaïlande: des parents désemparés déposent des roses blanches
Tuerie dans une crèche en Thaïlande: des parents désemparés déposent des roses blanches / Photo: © AFP

Un à un, des parents endeuillés viennent déposer vendredi des roses blanches sur les marches de la crèche thaïlandaise où leurs enfants ont été brutalement abattus la veille par un ancien policier.

Taille du texte:

Certains inclinent la tête en signe de prière, d'autres se serrent les uns contre les autres pour se consoler en déposant les fleurs, une pour chaque jeune vie brisée.

Une mère effondrée en pleurs serre dans ses bras la couverture rouge et jaune préférée de son fils décédé et son biberon de lait, encore à moitié plein.

À l'extérieur de la crèche, dans un bâtiment aux murs jaunes de l'administration locale du Nord-Est de la Thaïlande, des dizaines de parents traumatisés se sont rassemblés.

- "Incompréhensible" -

Certains enfants étaient âgés de seulement deux ans, comme le petit Kamram, dont la mère Panita, 19 ans, est inconsolable. "C'est incompréhensible" sanglote-t-elle, sa fille de 11 mois dans les bras.

"Il était très doux, très gentil, il partageait toujours des choses avec les enfants, avec tout le monde", raconte la tante de l'enfant, Naliwan Duangkot, venue épauler sa sœur dans l'épreuve.

La veille de la tuerie, "il nous avait demandé une pizza. Nous sommes tellement tristes de ne pas la lui avoir achetée", déclare Naliwan à l'AFP.

"Sa dernière nuit, il n'était pas bien et il a demandé à dormir avec ses parents et sa petite sœur", a-t-elle ajouté. "Nous n'acceptons pas que cela ait été sa dernière nuit".

La famille a été informée de la fusillade par des voisins.

Panita et son mari se sont alors précipités sur les lieux en moto, à la recherche de Kamram, et ont appris le pire.

Au fur et à mesure de la journée, sous une chaleur moite, de plus en plus de personnes se regroupent à la crèche, formant une petite communauté rurale unie dans le chagrin.

Alors qu'il y a deux jours, les enfants jouaient joyeusement, les adultes sont maintenant assis en état de choc, leur silence incrédule ponctué de pleurs.

"J'ai été très choquée et effrayée. Je ne pouvais pas dormir, je ne pensais pas que ce serait mes deux petits-fils", déclare à l'AFP Buarai Tanontong, 51 ans, la grand-mère de deux enfants de trois ans victimes du tueur.

"Tout le monde connaissait le tireur. C'était un officier de police. C'était un type sympa mais plus tard, nous savions tous qu'il prenait de la meth", raconte Kamjad Pra-intr, venue soutenir les familles.

"C'est une petite communauté donc nous nous connaissons et nous sommes comme une famille, je connais trois ou quatre enfants qui sont morts là-bas", ajoute-t-elle.

A l'hôpital de Nong Bua Lam Phu, la ville la plus proche, les familles des rescapés attendaient à tour de rôle aux soins intensifs pour rendre visite à leurs enfants ou parents, apportant de la nourriture, des couches et d'autres affaires de première nécessité.

M.A.Walters--TNT

En vedette

En Gironde, cinquième nuit de combat pour les pompiers, qui redoutent la chaleur

Des milliers de pompiers, aidés par des militaires mais aussi des agriculteurs ou des riverains désespérés et restés malgré les évacuations, s'apprêtent à affronter pour la cinquième nuit dimanche un incendie hors norme et erratique, à une quinzaine de kilomètres de la métropole bordelaise.

L'incendie de Gironde, totalement imprévisible, pourrait s'aggraver avec la chaleur

L'incendie hors norme et imprévisible qui ravage la Gironde depuis mercredi reste dimanche à une quinzaine de kilomètres de la métropole bordelaise, forçant l'évacuation sans précédent de communes entières, mais les températures élevées des prochains jours pourraient "aggraver le phénomène".

Incendie en Gironde: les pompiers dans "l'impuissance" face à un "orage de feu" inédit

L'incendie monstre qui ravage la Gironde a généré un phénomène, inédit en France, d'"orage de feu" rendant les flammes incontrôlables, et place les pompiers dans une situation "d"impuissance", explique à l'AFP le lieutenant-colonel Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.

En Gironde, l'incendie monstre est désormais "à 15 km" de l'agglomération de Bordeaux

Quelque 42.000 hectares ravagés, 220.000 personnes évacuées: en Gironde "la situation demeure très défavorable", selon le ministre de l'Intérieur, avec un incendie hors norme dont la progression reste imprévisible et qui menace désormais les abords de Bordeaux.

Taille du texte: