The National Times - Yann Barthès s'explique sur la polémique de la canicule et les critiques en ligne

Yann Barthès s'explique sur la polémique de la canicule et les critiques en ligne


Yann Barthès s'explique sur la polémique de la canicule et les critiques en ligne
Yann Barthès s'explique sur la polémique de la canicule et les critiques en ligne

Yann Barthès rompt le silence sur la polémique née de sa séquence sur la canicule. L'animateur de Quotidien reconnaît que le ton a été mal compris, provoquant une vague de critiques en ligne et une pétition, tout en affirmant ne pas minimiser l'urgence climatique.

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Yann Barthès a levé le voile sur la controverse entourant sa séquence télévisée diffusée lors de l'été 2026, qui lui a valu une pétition virale et des milliers de messages hostiles. Dans un entretien accordé à quelques jours du retour de Quotidien, l'animateur reconnaît que le passage était « raté » mais refuse de se dédouaner sur le fond de son propos.

Tout a commencé lors d'une vague de chaleur intense. Sur le plateau de son talk-show, le présentateur avait affirmé que chacun était « logé à la même enseigne » face aux températures élevées, citant Bernard Arnault comme le voisin de palier de tout un chacun. Le ton se voulait humoristique et pastichait les micros-trottoirs météorologiques des journaux télévisés. Cependant, la vanne est passée de travers.

Interrogé sur cet épisode, l'ex-présentateur du Petit Journal admet que le message n'a pas été reçu comme prévu : « Ce magnéto n'a pas été compris, c'est indéniable qu'il était raté. » Il attribue l'emballement à la mécanique des réseaux sociaux, qu'il tient pour responsable de la sortie de contexte : « Ah, la magie des réseaux sociaux, où l'on peut sortir une phrase de son contexte et lancer un shitstorm à l'univers. »

La formule isolée a rapidement circulé, nourrissant l'indignation. Une pétition intitulée « Coupons la clim à Yann Barthès » a été lancée dans la foulée, rassemblant en quelques jours plusieurs dizaines de milliers de signatures. Ses instigateurs reprochaient au présentateur d'invisibiliser les inégalités sociales face à la chaleur, soulignant que les logements mal isolés n'exposent pas leurs occupants aux mêmes risques que les mieux lotis.

Au-delà de la mobilisation en ligne, c'est l'intensité des réactions qui a marqué le patron de Bangumi. Il distingue la critique légitime du déferlement haineux qui a suivi : « Est-ce que ça méritait autant de haine en ligne, avec des milliers de messages extrêmement violents ? Je ne le pense pas. » Le journaliste de 51 ans confie que cet épisode l'a durablement affecté : « Ce climat me fait flipper. » Il y voit une dérive qui dépasse le simple désaccord autour d'une séquence télévisée.

Sur le fond, le Savoyard rejette l'idée qu'il minimiserait le dérèglement climatique. C'est sur ce terrain qu'il livre sa réplique la plus directe : « Je ne suis pas con au point d'ignorer que le réchauffement climatique aggrave les inégalités sociales. » À l'appui de son propos, il met en avant le traitement réservé au sujet dans son émission, affirmant que Quotidien est « certainement le talk-show qui a reçu le plus d'experts et de militants sur cette question. »

Le présentateur élargit enfin sa réflexion à la mise en accusation publique, dont il dit se défier : « Je me méfie des tribunaux de la pureté. Je ne suis pas pur. Qui l'est ? » Il rappelle qu'un tel emballement ne correspond ni à son parcours ni à l'image qu'il se fait de son métier. Néanmoins, l'animateur retrouvera ses téléspectateurs à la rentrée, sans revenir davantage sur cette parenthèse estivale.

F.Harris--TNT

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