The National Times - Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"

Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"


Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"
Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence" / Photo: © AFP/Archives

La députée écologiste Sandrine Rousseau a estimé lundi que la multiplication des canicules et des incendies cet été, ainsi que la sécheresse devaient constituer "une alerte extrêmement grave sur l'effondrement qui commence", et critiqué "l'indigence" du gouvernement.

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"Ce qu'on a vécu cet été devrait être une alerte extrêmement grave sur l'effondrement qui commence et en fait, on fait comme si tout continuait comme avant", a déploré la responsable écologiste sur franceinfo.

Elle a regretté que les premières annonces budgétaires ayant transpiré ne concernent que le gel des pensions de retraite des plus aisés et "rien sur ce qu'on a vécu cet été".

"On est dans une forme d'indigence du gouvernement depuis le début de cette crise", a-t-elle expliqué, regrettant que la seule polémique notable ait tourné autour du nombre de Canadairs dont dispose la France.

"Il n'y a pas eu la moindre annonce du fait qu'on allait revoir les cours d'eau, réaménager les petits cours d'eau, qu'on allait développer les zones humides, qu'on allait ralentir la circulation de l'eau pour faire en sorte que les sols absorbent davantage", a-t-elle détaillé.

À propos de l'incendie qui ravage les Landes depuis plusieurs jours - et a été fixé dans la nuit de dimanche à lundi -, elle a évoqué une "incompréhension du risque et une minimisation du risque climatique", tandis que la "sylviculture intensive" de pins maritimes y est très présente.

Selon elle, en outre, "il y a besoin d'y avoir une sécurité civile européenne, une capacité énorme d'action qui puisse se déployer en un temps très court", dans les différents pays frappés. À ce sujet, Sandrine Rousseau a dénoncé "un manque énorme de l'action d'Emmanuel Macron".

"On est dans la fin d'un monde et il faut le comprendre, il faut l'affronter", a encore déclaré la députée de Paris, jugeant qu'à gauche aujourd'hui, "Jean-Luc Mélenchon a un programme qui s'affronte à ce défi écologique complexe et difficile".

Un positionnement favorable à un accord avec La France insoumise pour la présidentielle, que ne soutient pas la cheffe du parti, Marine Tondelier, encore ouverte à des discussions avec le Parti socialiste et Place publique.

A.Parker--TNT