The National Times - Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux

Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux


Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux / Photo: © AFP

L'éruption du volcan de Fuego au Guatemala, qui a contraint au départ plus de 1.700 habitants de villages situés à ses pieds, a pris fin mercredi et le retour chez eux des évacués a commencé.

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"Après 50 heures, l'éruption est terminée", a annoncé dans un communiqué l'Institut national de volcanologie.

Le Fuego, volcan le plus actif d'Amérique centrale, situé à 35 km à vol d'oiseau de la capitale guatémaltèque, était entré en éruption lundi.

Son activité s'était amplifiée dans la nuit de lundi à mardi, avec des torrents de lave coulant le long de ses flancs et d'immenses colonnes de gaz et de cendres s'élevant dans le ciel, ce qui avait poussé les autorités à déclarer l'alerte maximale pour les zones les plus proches ainsi que des évacuations.

Aucune victime ni aucun dégât matériel n'ont été enregistrés.

Selon l'institut, le Fuego ("feu", en espagnol), qui culmine à 3.763 mètres d'altitude, est revenu mercredi à des "niveaux normaux" d'activité.

Cependant, des "menaces" demeurent telles des coulées de matériaux volcaniques et la dispersion de cendres, raison pour laquelle il a appelé à des précautions pour le trafic aérien.

La responsable de l'agence de coordination nationale de lutte contre les catastrophes (Conred), Claudinne Ogaldes, a déclaré en conférence de presse qu'au vu de la "diminution visible" de l'activité, le retour des habitants dans leurs villages était désormais "sûr".

- "Vivre avec le volcan" -

Plusieurs familles qui se trouvaient dans des abris étaient déjà retournées dans leurs maisons avant ces annonces, selon la protection civile.

Bernabé Marroquin, qui travaille dans ses cultures à flanc de volcan, dans la commune de San Juan Alotenango, ne montre pas de signes d'inquiétude.

"Pour nous, c'est devenu une habitude que le volcan s'active et se désactive", dit à l'AFP. "Nous vivons avec le volcan, nous savons quand il se fâche et quand il est tranquille", ajoute ce paysan de 61 ans, dont la maison n'a jamais été atteinte par une éruption.

A l'opposé, Isabel Pérez, 69 ans, habitante du hameau El Porvenir ayant dû se réfugier dans un abri, ne cache pas sa peur de vivre au pied du volcan. Elle demande aux autorités de lui fournir un endroit sûr où se réinstaller avec sa famille. "Quand sera-t-on enfin à l'abri?", s'interroge-t-elle.

Une violente éruption le 3 juin 2018 avait provoqué une coulée de lave qui avait rasé un village, faisant 215 morts et presque autant de disparus.

En juin 2025, quelque 800 personnes avaient été évacuées en raison d'éruptions du Fuego.

S.Clarke--TNT

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