The National Times - Foyer d'hantavirus dans un bateau de croisière: trois cas suspects bientôt évacués au Cap-Vert

Foyer d'hantavirus dans un bateau de croisière: trois cas suspects bientôt évacués au Cap-Vert


Foyer d'hantavirus dans un bateau de croisière: trois cas suspects bientôt évacués au Cap-Vert

Immobilisé depuis dimanche dans l'Atlantique en raison d'un foyer d’hantavirus à bord, un navire de croisière va pouvoir débarquer trois cas suspects au Cap-Vert avant de reprendre sa route vers l'Espagne ou les Pays-Bas, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à l'AFP.

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Ce navire, le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert avec actuellement 88 passagers et 59 membres d'équipage de 23 nationalités, a enregistré trois morts parmi les passagers, un couple de Néerlandais et une Allemande, selon l'OMS.

Il va pouvoir y débarquer dans les prochaines heures les trois cas suspects encore à bord, qui seront ensuite conduits par ambulance à l'aéroport de la ville pour être évacués, a annoncé à l'AFP Ann Lindstrand, représentante de l'OMS au Cap-Vert.

Elle n'a pas précisé quelle serait leur destination finale mais l'agence de presse néerlandaise ANP a indiqué que ces trois personnes seraient acheminées aux Pays-Bas.

Il s'agit selon elle de "deux membres d'équipage malades avec des symptômes" - mais dont d'état est "stable" et qui n'ont pas besoin d'être hospitalisés - ainsi que d'une personne qui a été en "contact proche" avec un malade et "a développé une légère fièvre".

L'OMS avait indiqué précédemment que les deux membres d'équipage étaient de nationalité britannique et néerlandaise.

- Tenerife ou les Pays-Bas -

Pour la suite, "le plan initial était que le bateau parte d'ici pour les îles Canaries et le port de Tenerife" mais il "va peut-être se rendre directement jusqu'aux Pays-Bas", a ajouté la responsable, précisant que des discussions étaient en cours entre les autorités de santé d'Espagne, des Pays-Bas, du Cap-Vert et l'OMS.

Un peu plus tôt, l'OMS avait affirmé que Madrid avait donné son aval pour accueillir le bateau mais le ministère espagnol de la Santé avait ensuite assuré n'avoir pris "aucune décision" en ce sens.

Une infection à hantavirus, généralement transmise à l'homme par les rongeurs, avait été confirmée une première fois chez un Britannique, qui a été débarqué le 27 avril de l'Île de l'Ascension (Royaume-Uni) et transféré à Johannesburg, en Afrique du Sud.

L'OMS a indiqué mardi avoir confirmé à ce jour un cas supplémentaire d'hantavirus, pour un bilan revu à deux cas confirmés et cinq autres suspects.

Parmi ces cinq cas figurent deux personnes décédées, selon l'OMS. L'opérateur néerlandais Oceanwide Expeditions a indiqué de son côté mardi qu'"aucun nouveau cas symptomatique" n'avait été identifié à bord.

- Séquençage "en cours" -

A ce stade, l'organisation suppose qu'un ou plusieurs premiers cas "ont été infectés en dehors du navire" par le virus et qu'il y a eu ensuite "une transmission interhumaine", a déclaré Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.

Toutefois, a-t-elle précisé, il faut que des individus soient vraiment très proches pour une contamination. "Le risque pour le grand public est faible. Il ne s'agit pas d'un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C'est très différent", a-t-elle expliqué.

Après celle d'un Britannique, l'organisation a confirmé lundi la contamination d'une passagère néerlandaise de 69 ans, décédée le 26 avril.

Cette dernière avait été débarquée sur l'île de Sainte-Hélène (Royaume-Uni) le 24 avril avec le corps de son mari de 70 ans, mort à bord le 11 avril, et sur lequel aucun test microbiologique n'avait été effectué. Après avoir à son tour présenté "des symptômes gastro-intestinaux", elle avait embarqué le 25 avril dans un avion pour Johannesburg où elle est décédée le lendemain.

Le couple avait voyagé en Amérique du Sud, notamment en Argentine, avant le départ de la croisière le 1er avril, a ajouté l'OMS, précisant que des recherches avaient été lancées pour "retrouver les passagers" du vol Sainte-Hélène/Johannesburg emprunté par cette Néerlandaise.

Karin Murray, directrice des ventes de la compagnie qui a opéré ce vol, Airlink, a confirmé à l'AFP que les autorités sud-africaines lui avaient demandé d'informer les passagers concernés qu'ils devaient contacter le ministère de la Santé s'ils n'avaient pas déjà été joints. Le vol comptait 82 passagers et 6 membres d'équipage.

Des équipes médicales sont venues à bord du bateau ces derniers jours pour examiner les personnes malades, confinées comme les autres passagers dans leurs cabines.

Selon Mme Van Kerkhove, le variant du virus n'a pas encore été identifié. "Le séquençage est actuellement en cours chez les Sud-Africains et nous espérons obtenir un résultat prochainement", a-t-elle déclaré, ajoutant que l'"hypothèse de travail" était celle d'un virus des Andes, le seul hantavirus connu pour lequel une transmission interhumaine limitée entre contacts a été documentée.

burs-ag/apo/am

F.Harris--TNT

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