The National Times - Venezuela: la police disperse des manifestants qui réclamaient des augmentations de salaire

Venezuela: la police disperse des manifestants qui réclamaient des augmentations de salaire


Venezuela: la police disperse des manifestants qui réclamaient des augmentations de salaire
Venezuela: la police disperse des manifestants qui réclamaient des augmentations de salaire / Photo: © AFP

La police vénézuélienne a dispersé jeudi à l'aide de gaz lacrymogènes des manifestants réunis à Caracas pour aller réclamer des augmentations de salaire devant le palais présidentiel de Miraflores, a constaté une équipe de l'AFP.

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"Allons jusqu'à Miraflores", "Ils ont peur que le peuple arrive jusqu'à Miraflores", criaient les quelque 2.000 manifestants encore dans le centre de Caracas, à quelques kilomètres du palais présidentiel.

Après un face-à-face rapproché, les agents de la police antiémeute armés de boucliers de protection ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, dont beaucoup étaient recouverts du drapeau vénézuélien.

Les manifestations sont rares au Venezuela depuis la vague de répression contre les rassemblements de l'opposition au président Nicolas Maduro - depuis déchu - contestant sa réélection en 2024.

Les syndicats qui avaient appelé à ce rassemblement, et les travailleurs, se plaignent de salaires "de misère" gelés depuis quatre ans.

 

"On demande un salaire digne maintenant, parce que c'est une farce ce qu'a dit Delcy Rodriguez hier soir", a dit à l'AFP Mariela Diaz, retraitée de 65 ans.

"Ça suffit, les mensonges, les pseudo-augmentations de salaire. Ils veulent faire passer pour hausse de salaire une augmentation des primes versées par le gouvernement", a renchéri Mauricio Ramos, autre retraité de 71 ans.

Le salaire minimum mensuel au Venezuela équivaut actuellement à 0,27 dollar, avec une inflation annuelle dépassant les 600%.

Les salaires peuvent atteindre 150 dollars avec les primes versées par l'État, mais ce montant reste insuffisant pour couvrir le panier alimentaire de base d'une famille, estimé à 645 dollars.

Mme Rodriguez a été la dernière vice-présidente de Nicolas Maduro jusqu'à la capture de l'ancien chef d'État le 3 janvier par l'armée américaine. Devenue présidente par intérim, elle a déclaré que les "erreurs" économiques du passé devaient être "corrigées".

Sous la pression de Washington, elle a opéré de nombreux changements, adoptant une loi d'amnistie pour libérer les prisonniers politiques ou réformant le secteur pétrolier pour l'ouvrir au privé.

N.Roberts--TNT