The National Times - Bruxelles dévoile son plan très attendu sur le "Made in Europe"

Bruxelles dévoile son plan très attendu sur le "Made in Europe"


Bruxelles dévoile son plan très attendu sur le "Made in Europe"
Bruxelles dévoile son plan très attendu sur le "Made in Europe" / Photo: © AFP/Archives

Bruxelles dévoile mercredi ses propositions très attendues sur le "Made in Europe", qui visent à réindustrialiser le continent et lutter contre la concurrence chinoise, mais dont le périmètre a fait l'objet de vifs débats au sein des 27.

Taille du texte:

La loi dite d'"accélération industrielle", portée par le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné, vise à préserver et décarboner des filières clés qui, à l'image de l'automobile, craignent d'être balayées par la concurrence chinoise, alors qu'elles se débattent déjà avec les défis de la transition écologique et des prix de l'énergie très élevés en Europe.

A crise inédite, mesure inédite. La disposition phare du texte consiste en l'instauration d'une "préférence européenne", une mesure longtemps taboue en Europe en raison de son caractère protectionniste.

Il s'agit d'obliger les entreprises de secteurs jugés stratégiques à réaliser une partie de leur production en Europe ou se fournir en composants locaux, lorsqu'elles bénéficient de fonds publics.

Un dispositif inspiré de lois similaires aux Etats-Unis ou en Chine, comme l'a souligné M. Séjourné dans une tribune cosignée par un millier de dirigeants d'entreprises européennes.

Mais l'annonce du projet de loi, attendue initialement fin 2025, a été repoussée plusieurs fois, en raison de désaccords entre les Etats membres et jusqu'au sein de la Commission sur l'utilité, l'ampleur et les limites du dispositif.

- "Tournant majeur" -

Le président français Emmanuel Macron a défendu la préférence européenne dans les secteurs les plus stratégiques, "sinon les Européens en seront balayés".

"C'est un tournant majeur et nécessaire", estime Joseph Dellatte, de l'Institut Montaigne, soulignant que les commandes publiques représentent environ 15% de l'économie européenne et peuvent donc jouer un rôle déterminant pour aider à relocaliser des activités industrielles.

Mais "si le but est d'éviter que des industries soient détruites par la Chine, je pense qu'il existe de meilleurs outils", rétorque Niclas Poitiers du centre de réflexion Bruegel, rappelant que Bruxelles dispose d'un arsenal contre les subventions étrangères faussant la concurrence.

Ces questionnements n'ont cessé d'alimenter des débats au sein des 27 ces derniers mois, même si l'urgence à agir a fini par convaincre les plus réticents, l'Allemagne et les pays nordiques, de se ranger derrière le "Made in Europe", à condition que cette mesure soit strictement ciblée.

L'exécutif européen a donc revu ses ambitions à la baisse par rapport au projet initial en ce qui concerne la liste des secteurs concernés.

Selon une version du texte consultée mardi par l'AFP, la proposition de loi créera une obligation d'utiliser de l'acier bas carbone dans les projets de construction et d'infrastructures bénéficiant de fonds publics, mais sans exiger qu'il soit "Made in Europe". Une perspective vivement critiquée par l'organisation des producteurs d'acier européens, Eurofer.

Pas de mention non plus d'obligation de contenus locaux pour la chimie ou le plastique.

En revanche, l'automobile devrait bien faire partie des secteurs visés, de même que les technologies d'énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries...).

Mais la question de loin la plus débattue, y compris au sein de la Commission, est celle du périmètre géographique du "Made in Europe".

Berlin et d'autres capitales ont insisté pour que les entreprises produisant dans certains pays partenaires ne soient pas exclues du dispositif, par crainte de s'attirer des représailles commerciales et de déstabiliser les chaînes de production.

Des Etats qui cultivent des relations étroites avec l'UE comme le Royaume-Uni, la Turquie, le Japon ou la Suisse espèrent un tel traitement de faveur.

Le projet de loi pourrait aussi imposer des obligations de retombées locales, notamment en matière d'emploi et de recherche et développement, aux entreprises étrangères qui veulent réaliser certains investissements en Europe, selon le texte consulté par l'AFP.

Enfin, il inclura des mesures plus consensuelles visant à faciliter la construction ou l'extension d'usines, en simplifiant et en accélérant les procédures administratives.

S.Collins--TNT

En vedette

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge

La troisième vague de chaleur de l'année atteint son pic dimanche en France, dont plus d'un tiers des habitants sont sous vigilance rouge, avant un début de semaine qui sera toujours très chaud.

Canicule: plus d'un tiers des Français sous vigilance rouge, prolongée lundi

Plus d'un tiers des Français seront dimanche soumis au niveau maximal d'alerte canicule de Météo-France étendu à 37 départements de France métropolitaine, une intensification de la vague de chaleur qui fait craindre la propagation des incendies qui touchent le pays.

Taille du texte: