The National Times - Les procureurs de la CPI affirment que l'ex-président philippin Duterte a tué "des milliers de personnes"

Les procureurs de la CPI affirment que l'ex-président philippin Duterte a tué "des milliers de personnes"


Les procureurs de la CPI affirment que l'ex-président philippin Duterte a tué "des milliers de personnes"
Les procureurs de la CPI affirment que l'ex-président philippin Duterte a tué "des milliers de personnes" / Photo: © AFP

Rodrigo Duterte a tué des milliers de personnes lors de sa campagne contre la drogue, a déclaré vendredi un procureur de la Cour pénale internationale (CPI), lors du dernier jour d'audiences qui détermineront si l'ancien président des Philippines sera jugé au cours d'un procès pour crimes contre l'humanité.

Taille du texte:

Un panel de trois juges a entendu pendant quatre jours les arguments des procureurs, de la défense et des représentants des victimes.

"Il est fier de ses meurtres. Il veut qu'on se souvienne de lui pour cela", a affirmé le procureur Julian Nicholls, résumant ainsi les arguments de l'accusation.

"Pendant des décennies, il a assassiné son propre peuple, assassiné les enfants des Philippines, et il prétend avoir fait tout cela pour son pays. Il ne le nie pas", a-t-il poursuivi.

M. Nicholls a soutenu que M. Duterte avait dirigé pendant 20 ans un "escadron de la mort" dans la ville de Davao (sud), avant de devenir président.

"Il avait promis de tuer des milliers de personnes et il l'a fait", a conclu le procureur.

A l'issue de ces audiences dites de "confirmation des charges", la juridiction basée à La Haye aura 60 jours pour décider si l'ancien homme fort de Manille sera jugé au cours d'un procès.

M. Duterte, 80 ans, a été absent tout au long des audiences, son avocat affirmant qu'il est trop faible pour y assister.

Il est inculpé de trois chefs d'accusation de crimes contre l'humanité pour sa "guerre contre la drogue", lorsqu'il était maire de Davao City, puis président des Philippines.

Les procureurs ont présenté 76 cas de meurtres présumés, une "fraction emblématique" selon eux des personnes tuées, dont le nombre s'élèverait à plusieurs milliers d'après les organisations de défense des droits humains.

La défense, qui résumera également ses propres arguments vendredi, a déclaré qu'il n'y avait aucun lien direct entre M. Duterte et les meurtres.

Gilbert Andres, avocat représentant les victimes, a quant à lui déclaré que ses clients avaient vécu les réfutations de la défense "comme si leurs proches assassinés l'étaient à nouveau".

Il a demandé au tribunal de confirmer les charges afin que les victimes puissent "réintégrer leurs communautés".

Les juges pourront confirmer toutes les charges et procéder au procès, rejeter certaines charges ou rejeter purement et simplement l'affaire, auquel cas M. Duterte serait libéré.

T.Allen--TNT

En vedette

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge

La troisième vague de chaleur de l'année atteint son pic dimanche en France, dont plus d'un tiers des habitants sont sous vigilance rouge, avant un début de semaine qui sera toujours très chaud.

Canicule: plus d'un tiers des Français sous vigilance rouge, prolongée lundi

Plus d'un tiers des Français seront dimanche soumis au niveau maximal d'alerte canicule de Météo-France étendu à 37 départements de France métropolitaine, une intensification de la vague de chaleur qui fait craindre la propagation des incendies qui touchent le pays.

Taille du texte: