The National Times - Crues: la légère amélioration se confirme dans l'Ouest, rentrée scolaire quasi "normale"

Crues: la légère amélioration se confirme dans l'Ouest, rentrée scolaire quasi "normale"


Crues: la légère amélioration se confirme dans l'Ouest, rentrée scolaire quasi "normale"
Crues: la légère amélioration se confirme dans l'Ouest, rentrée scolaire quasi "normale" / Photo: © AFP

L'eau baisse enfin doucement dans les départements inondés de l'ouest de la France, où les écoliers de la zone A ont pu effectuer une rentrée presque "normale" lundi après les vacances d'hiver.

Taille du texte:

La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime restent jusqu'à mardi en vigilance rouge, le niveau maximal, et deux autres départements de l'Ouest - la Sarthe et la Charente - sont maintenus en orange par Météo-France dans son nouveau bulletin, publié à 16H00.

Vigicrues prévient néanmoins qu'"aux abords des cours d'eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque inondation est encore bien présent" pendant "au moins 24H00".

En Nouvelle-Aquitaine, la rentrée scolaire s'annonçait très peu perturbée en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, selon les académies, mais elle a pris une tournure inhabituelle à Courcoury, commune de 730 habitants cernée par les eaux, en Charente-Maritime.

- Transport scolaire assuré par la gendarmerie -

"C'est une sacrée aventure!", témoigne Anne-Laure, mère d'une élève scolarisée à Pons, à moins de 20 km de Courcoury. "On se lève plus tôt mais on garde le sourire. Nos maisons ne sont pas inondées, c'est déjà une chance", ajoute cette soignante, de 40 ans.

"C'est tout de même beaucoup mieux au niveau sécuritaire", s'est félicité le maire, Eric Bigot, face à une "crue exceptionnelle cette année".

Juste à côté, à Saintes, la rentrée a tourné au "sacré bordel, car la circulation est très compliquée", a indiqué Bruno Drapron, maire de cette ville où trois écoles étaient fermées, car difficiles d'accès. Les élèves ont été répartis dans d'autres classes.

Dans cette commune de 25.000 habitants habituée aux crues, où 1.380 maisons sont inondées, "la problématique la plus contraignante ce sont les coupures d'électricité", ajoute l'élu. "L'eau doit baisser de 40 cm pour qu'il y ait des retours d’électricité massifs", mais "la véritable décrue n'est pas attendue avant mercredi ou jeudi", selon lui.

- "Anticiper" la suite -

"Beaucoup de gens, notamment des personnes âgées et des personnes fragiles, vulnérables, sont clairement isolées et n'ont pas de contact avec l'extérieur, notamment parce qu'il n'y a pas forcément d'électricité", explique Clement Marragou, chef de secteur nautique de la Croix-Rouge.

"Ça fait une semaine qu'on est pas sortis", témoigne depuis son balcon, Monique Frebault, 83 ans, qui a déjà reçu l'aide de sa fille et d'une voisine "pour soulever tous les meubles".

Plus au nord, dans le Maine-et-Loire, le maire des Ponts-de-Cé, près d'Angers, se réjouit d'une décrue "lente mais réelle". "La Loire devrait descendre de 20 à 30 cm par 24 heures", a ajouté Jean-Paul Pavillon, "qui commence à anticiper la gestion des déchets et l'accompagnement des personnes pour vider les terrains et les maisons, les aider aussi pour les démarches auprès des assurances si besoin".

L'eau commence aussi à baisser à Angers, où le record de la crue de 1982 a été égalé, selon Vigicrues.

La mairie a annoncé à l'AFP un retour progressif à la normale, "à mesure que les rues seront nettoyées" après la baisse du niveau de l'eau. Une ligne de tramway devrait ainsi rouvrir mardi matin.

Des unités mobiles d'assurances se sont installées dans une zone commerciale près d’Angers.

Laure, mère célibataire de trois enfants, a eu confirmation que les travaux de réparation de ses chambres d'hôtes à Mûrs-Érigné (Maine-et-Loire) seraient bien pris en charge, mais s'inquiète du délai avant de pouvoir travailler à nouveau. "Je vais avoir une grosse perte d'exploitation, c'est une catastrophe", redoute-t-elle.

A Saint-Georges-sur-Loire (Maine-et-Loire), où une digue menace toujours de céder, l'ordre d'évacuation pour les 300 personnes concernées reste en vigueur. Mais "la protection civile est partie et les centres d'hébergement d'urgence ont fermé" lundi matin, tous les habitants ayant trouvé à se reloger ailleurs, déclare le maire de la commune Philippe Maillart

Selon le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus intenses en raison de l'évolution du climat, ce qui augmentera les inondations.

L'imperméabilisation des sols et la suppression des haies, fossés, zones humides, pour privilégier les grandes cultures agricoles, peuvent en outre aggraver leurs conséquences.

cor-ame-tsq-jed-sia/gf/tes

S.Cooper--TNT

En vedette

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge

La troisième vague de chaleur de l'année atteint son pic dimanche en France, dont plus d'un tiers des habitants sont sous vigilance rouge, avant un début de semaine qui sera toujours très chaud.

Canicule: plus d'un tiers des Français sous vigilance rouge, prolongée lundi

Plus d'un tiers des Français seront dimanche soumis au niveau maximal d'alerte canicule de Météo-France étendu à 37 départements de France métropolitaine, une intensification de la vague de chaleur qui fait craindre la propagation des incendies qui touchent le pays.

Taille du texte: