The National Times - Etats-Unis: Mark Zuckerberg interrogé mercredi au procès des réseaux sociaux

Etats-Unis: Mark Zuckerberg interrogé mercredi au procès des réseaux sociaux


Etats-Unis: Mark Zuckerberg interrogé mercredi au procès des réseaux sociaux
Etats-Unis: Mark Zuckerberg interrogé mercredi au procès des réseaux sociaux / Photo: © AFP/Archives

Mark Zuckerberg doit témoigner mercredi en personne à Los Angeles au procès inédit de l'addiction aux réseaux sociaux, pour répondre aux avocats de la plaignante qui accuse Instagram et d'autres plateformes d'avoir été conçues pour rendre les jeunes dépendants.

Taille du texte:

C'est la première fois que le patron de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) s'exprimera devant un jury, sous serment, sur la sécurité de ses applications utilisées par des milliards d'êtres humains.

Douze jurés d'une cour civile doivent déterminer d'ici fin mars si YouTube (Google) et Instagram (Meta) sont en partie responsables des problèmes de santé mentale rencontrés par Kaley G.M, une Californienne de 20 ans qui a connu une consommation intensive des réseaux sociaux dès l'enfance.

Au-delà du cas particulier de cette jeune femme - utilisatrice de YouTube à 6 ans, avant Instagram à 11 ans puis Tiktok et Snapchat -, le procès doit déterminer si Google et Meta ont sciemment conçu leurs plateformes pour favoriser une consommation irraisonnée des jeunes internautes, au détriment de leur santé mentale.

Ce premier dossier et deux autres similaires, jugés également à Los Angeles d'ici l'été, ont été choisis pour tester les voies de résolution des milliers de plaintes accusant les réseaux sociaux d'être responsables d'une épidémie de dépression, anxiété, anorexie, voire de suicides chez les jeunes.

L'interrogatoire de Mark Zuckerberg "est un moment que les familles à travers le pays ont tant attendu", a déclaré Matthew Bergman, avocat fondateur du Social Media Victims Law Center.

"Les documents internes montrent que Meta a compris les dangers de ses plateformes pour les jeunes", mais "Zuckerberg et Meta sont allés de l'avant quand même", a dénoncé ce conseil de centaines de familles.

Meta conteste "fortement ces allégations" et se dit "confiant que les preuves montreront [leur] engagement de longue date dans le soutien de la jeunesse", via la mise en place d'outils de régulation et de contrôle parental.

Seule la conception des applications, l'algorithme et les fonctions de personnalisation sont concernées par les débats car la loi américaine exonère quasi totalement les plateformes de responsabilité pour le contenu des vidéos publiées.

TikTok et Snapchat, également visés par ces plaintes, ont préféré signer un accord confidentiel avec Kaley G.M. avant le procès.

- "Drogue d'entrée" -

Premier visage de la Silicon Valley à témoigner, le 11 février, le patron d'Instagram Adam Mosseri a rejeté l'existence d'une addiction aux réseaux sociaux, préférant parler d'"utilisation problématique", le vocable maison de Meta.

"Je suis sûr que j'ai dû dire que j'étais accro à une série Netflix que j'ai regardée jusque tard", a justifié le quadragénaire, "mais je ne pense pas que ce soit la même chose qu'une addiction clinique".

Dans le public, des mères d'adolescents s'étant suicidés retenaient visiblement leur colère, après avoir campé toute la nuit sous la pluie devant le tribunal pour s'assurer d'avoir une place.

La veille, les avocats de la plaignante avaient fait témoigner la psychiatre Anna Lembke pour expliquer au jury comment les réseaux sociaux pouvaient constituer la "drogue d'entrée" des jeunes, programmant leur cortex préfrontal encore immature vers des comportements addictifs.

Le patron de YouTube, Neal Mohan, devait témoigner jeudi mais les avocats de la plaignante ont indiqué mardi à l’AFP qu’ils prévoyaient désormais de convoquer un de ses bras droits.

Les procédures en cours à Los Angeles se déroulent en parallèle d'une procédure similaire menée cette fois à l'échelle nationale, devant une juge fédérale d'Oakland (Californie), et susceptible de déboucher sur un autre procès en 2026.

Meta est aussi en procès ce mois-ci au Nouveau-Mexique, où un procureur accuse le groupe de privilégier le profit au détriment de la protection des mineurs contre les prédateurs sexuels.

A.Little--TNT

En vedette

Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel

"On a vraiment de la chance d'aller bien" : les personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne ont regagné leur maison dimanche, encore sous le choc devant la violence du sinistre, désormais stabilisé, qui a fait 12 morts.

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge

La troisième vague de chaleur de l'année atteint son pic dimanche en France, dont plus d'un tiers des habitants sont sous vigilance rouge, avant un début de semaine qui sera toujours très chaud.

Taille du texte: