The National Times - Une mère interpellée après la découverte de deux bébés dans son congélateur

Une mère interpellée après la découverte de deux bébés dans son congélateur


Une mère interpellée après la découverte de deux bébés dans son congélateur

Une femme de 50 ans, arrêtée après la découverte de deux bébés dans son congélateur en Haute-Saône, a reconnu en garde à vue les avoir congelés dès leur naissance, qu'elle situe entre 2011 et 2018, a indiqué jeudi le procureur de Besançon, Cédric Logelin.

Taille du texte:

La quinquagénaire a expliqué "avoir accouché au domicile" puis avoir "enveloppé les nouveau-nés aussitôt après l'accouchement" avant de les déposer "dans ce congélateur situé dans la buanderie du domicile", a précisé le magistrat lors d'une conférence de presse.

Elle a expliqué avoir "caché" ces grossesses "à son entourage familial et amical", et avoir "inventé des explications lorsqu'elle était interrogée sur ses prises de poids", en mettant "des vêtements amples pour les dissimuler". "Lors de ses auditions, elle pleurait très régulièrement et se disait désolée pour ses enfants et sa famille", a ajouté le procureur.

C'est un membre de la famille qui a découvert mardi le corps d'un nouveau-né dans un des congélateurs du domicile familial, à Aillevillers-et-Lyaumont, une commune de Haute-Saône à la limite des Vosges.

La mère, qui a eu neuf enfants de trois pères différents, avait quitté la maison "de manière subite" en décembre, y laissant ses quatre plus jeunes enfants, âgés de 14 à 20 ans, leur père, ainsi qu'un cinquième enfant plus âgé, issu d'un autre lit.

Du fait de ce départ, le foyer était "en forme de réorganisation familiale" au moment où un membre de la famille a fait la macabre découverte, en faisant du tri dans le congélateur que la mère était la seule à utiliser.

- Le père "ignorait totalement" -

Après qu'ils ont donné l'alerte, les gendarmes ont découvert un deuxième corps dans le même congélateur, enveloppé dans un sac.

La mère a été interpellée mercredi à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), sans opposer de résistance, et placée en garde à vue pour assassinat. Elle situe les grossesses "entre la naissance de son dernier enfant (en 2011) et la reprise d'une activité professionnelle en 2018", a précisé la magistrate de permanence Christine de Curraize.

Une information judiciaire a été ouverte pour meurtres sur mineurs de moins de 15 ans, des crimes passibles de la réclusion à perpétuité, selon M. Logelin. Le parquet a requis le placement en détention provisoire de la suspecte.

Son compagnon, placé en garde à vue, a affirmé qu'il "ignorait totalement ces grossesses et qu'il tombait des nues", a indiqué le procureur. Pour l'heure, aucune charge n'est retenue contre lui.

Une autopsie doit avoir lieu vendredi afin de déterminer les "circonstances exactes" de la mort des nourrissons, a détaillé le procureur, et peut-être dater les faits de manière approximative.

À Aillevillers-et-Lyaumont, des scellés étaient visibles sur les volets roulants d'un pavillon d'un étage de couleur claire, au portail ouvert, a constaté un photographe de l'AFP.

- "Abasourdis" -

L'habitation est située à proximité du centre de cette commune située entre Vesoul et Epinal.

Le maire d'Aillevillers-et-Lyaumont, Jean-Claude Tramesel, a expliqué à l'AFP que les forces de l'ordre l'avaient contacté pour l'informer qu'ils allaient barrer la rue mardi à partir de 18H00 et toute la nuit.

Il a exprimé son "choc" après avoir appris qu'ils avaient découvert les corps.

"Ici, c'est un petit village de 1.500 habitants. Les faits divers, on pense toujours que c'est chez les autres que ça arrive... On est abasourdis", a-t-il commenté.

Au sujet du couple, M. Tramesel a expliqué que "ce sont des gens qui habitaient depuis une vingtaine d'années sur la commune mais qui n'y travaillent pas. Ce sont des gens qui ne font pas parler d'eux".

Compte tenu de la nature criminelle des faits, le parquet de Vesoul s'est dessaisi jeudi au profit du parquet de Besançon.

S.Collins--TNT

En vedette

La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés

Des inondations éclair et des glissements de terrain, provoqués par des pluies de mousson, ont fait au moins 50 morts et des dizaines de milliers de déplacés au Bangladesh depuis une semaine, ont indiqué les autorités dimanche.

Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel

"On a vraiment de la chance d'aller bien" : les personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne ont regagné leur maison dimanche, encore sous le choc devant la violence du sinistre, désormais stabilisé, qui a fait 12 morts.

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Taille du texte: