The National Times - Venezuela : un dirigeant de l'opposition arrêté peu après sa libération, appels à une "preuve de vie"

Venezuela : un dirigeant de l'opposition arrêté peu après sa libération, appels à une "preuve de vie"


Venezuela : un dirigeant de l'opposition arrêté peu après sa libération, appels à une "preuve de vie"

Juan Pablo Guanipa, un dirigeant de l'opposition vénézuélienne et proche de la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, a été arrêté lundi, quelques heures après sa sortie de prison, suscitant chez ses soutiens plusieurs appels à une "preuve de vie".

Taille du texte:

Âgé de 61 ans, M. Guanipa a passé près de neuf mois derrière les barreaux, accusé de conspiration.

Relâché dimanche après-midi, il a consacré ses quelques heures de liberté à rendre visite à des familles de prisonniers politiques, à parcourir Caracas à moto, tout en réclamant de nouvelles élections.

Sa libération s'est ajoutée à celle d'autres dirigeants proches de la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, à deux jours de l'approbation prévue au Parlement de l'amnistie générale portée par la présidente par intérim Delcy Rodriguez.

Cette dernière gouverne sous la pression des États-Unis, qui ont capturé Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire au Venezuela le 3 janvier.

Douze heures après avoir été retrouvé la liberté, Juan Pablo Guanipa a de nouveau été arrêté, par des hommes lourdement armés en civil, a raconté sa famille.

Le parquet a expliqué dans la nuit de dimanche à lundi que cet ancien vice-président du Parlement avait enfreint les conditions posées à sa libération et a demandé à la justice qu'il soit soumis à "un régime de résidence surveillée".

"Nous n'avons aucune information officielle sur son lieu de détention", a déclaré son fils Ramon Guanipa pendant une conférence de presse lundi, exigeant une "preuve de vie". "Il n'a violé aucune des conditions de sa remise en liberté et nous ne savons pas où il se trouve", a-t-il ajouté. "Il est sans aucun doute en danger".

L'opposant vénézuélien Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, a lui aussi réclamé "une preuve de vie immédiate". Celui qui affirme avoir battu Nicolas Maduro à la présidentielle contestée de 2024 a dénoncé une "disparition forcée".

Maria Corina Machado, a pour sa part fustigé un "enlèvement". Elle a affirmé lundi à Washington que sa volonté de rentrer dans son pays n'était "en rien affectée, bien au contraire", par l'arrestation de ce proche.

- Figure emblématique -

La parlementaire américaine Maria Elvira Salazar, une alliée du secrétaire d'Etat, Marco Rubio, a prévenu sur X, en espagnol : "s'il arrive quoi que ce soit" à M. Guanipa, "il y aura de très graves conséquences".

Après sa libération dimanche, Juan Pablo Guanipa s'était rendu à moto devant plusieurs prisons de Caracas, y retrouvant des proches de prisonniers politiques et échangeant avec la presse.

Le parquet a fait valoir qu'il avait violé les mesures conservatoires liées à sa remise en liberté. "Il sort en déclarant et en menaçant", a dit à l'AFP le procureur général Tarek William Saab.

"S'exprimer n'est pas un délit", a quant à lui insisté le fils de l'opposant.

La nouvelle arrestation de M. Guanipa "met en évidence la tension entre la nécessité d'une ouverture pour répondre aux exigences externes (...) et la capacité du système, en cours d'adaptation, à tolérer une opposition organisée", a relevé Juan Manuel Trak, un consultant en risques politiques.

"Le message, c'est que l'espace politique, tel que Guanipa l'a promu pendant les quelques heures où il a été libre, n'est pas prêt", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.

D'autres détenus ont été relâchés dimanche, dont Freddy Superlano, un dirigeant de l'opposition connu pour avoir conquis le poste de gouverneur de l'Etat de Barinas, la terre natale de l'ancien président Hugo Chavez, et Perkins Rocha, un conseiller juridique de Mme Machado.

Tous deux avaient été arrêtés il y a un an et demi, après la réélection du président Maduro le 28 juillet 2024, entachée de fraudes, selon l'opposition.

Le gouvernement intérimaire vénézuélien a promis le 8 janvier, sous la pression des Etats-Unis, la libération d'un "nombre significatif" de prisonniers.

Mais des familles et ONG dénoncent la lenteur de l'opération. L'ONG Foro Penal a fait état de 426 remises en liberté depuis le 8 janvier.

S.Collins--TNT

En vedette

La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés

Des inondations éclair et des glissements de terrain, provoqués par des pluies de mousson, ont fait au moins 50 morts et des dizaines de milliers de déplacés au Bangladesh depuis une semaine, ont indiqué les autorités dimanche.

Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel

"On a vraiment de la chance d'aller bien" : les personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne ont regagné leur maison dimanche, encore sous le choc devant la violence du sinistre, désormais stabilisé, qui a fait 12 morts.

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Taille du texte: