The National Times - Déjà en proie à de fortes inondations, l'Espagne et le Portugal frappés une nouvelle tempête

Déjà en proie à de fortes inondations, l'Espagne et le Portugal frappés une nouvelle tempête


Déjà en proie à de fortes inondations, l'Espagne et le Portugal frappés une nouvelle tempête

Après un répit bienvenu, l'Espagne et le Portugal redoutent samedi l'effet des nouvelles intempéries provoquées par le passage d'une nouvelle dépression, baptisée Marta, dans des régions déjà éprouvées par des inondations impressionnantes.

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Les agences météorologiques des deux pays ont averti de l'arrivée samedi matin de ce nouvel épisode climatique, qui suit de près la dépression Leonardo.

Ses pluies hors normes depuis mardi ont fait au moins un mort au Portugal, et un autre en Espagne, où un corps a été retrouvé vendredi dans le sud qui pourrait être, selon les autorités, celui d'une femme portée disparue depuis mercredi dans la même zone.

Dans les deux pays, les inondations ont bloqué des centaines de routes, perturbé la circulation des trains et entraîné de nombreuses évacuations d'habitants dont les maisons se retrouvent sous l'eau.

Au Portugal, les autorités tentent de contenir les conséquences de la tempête Leonardo tout en préparant l'arrivée de Marta qui devait toucher les côtes en fin de nuit.

Plus de 26.500 secouristes sont mobilisés dans le pays, où se tient dimanche le second tour de la présidentielle. Seules trois municipalités parmi les plus touchées, dont Alcacer do Sal, ont préféré reporter le scrutin d'une semaine.

Les prévisions sont "extrêmement préoccupantes", a averti le commandant de la protection civile Mario Silvestre, cité par l'agence de presse Lusa. Son organisme attend des rafales entre 100 et 110 km/h et des pluies intenses du petit matin au milieu d'après-midi et souligne le risque de crues soudaines, y compris à Lisbonne, ainsi que d'éboulements.

- "Meubles détruits" -

A Porto (nord), le maire Pedro Duarte a appelé la population à la vigilance face au risque de crues après la montée du Douro qui a déjà provoqué des inondations dans plusieurs commerces.

"Tous les meubles sont complètement détruits, l'eau a brisé la vitre, forcé les portes pour les ouvrir et, sous la pression, l'eau a cassé la vitre de l'autre côté", déplore Francisco Marques, employé municipal du village de Constancia (centre) interrogé par l'AFP.

Après avoir survolé vendredi des zones affectées en hélicoptère près de Cadix (sud), le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est dit "bouleversé en voyant toutes ces pluies qui n'en finissent pas".

Le dirigeant socialiste, qui doit se rendre samedi auprès du personnel de la Protection civile à Madrid, a reconnu que "des jours compliqués" attendaient la région, évoquant "une météo très défavorable, très dangereuse, très délicate".

L'agence météorologique espagnole (Aemet) attend des pluies abondantes et de fortes rafales de vent samedi sur tout le tiers sud du pays et notamment en Andalousie, qui a été placée en alerte orange météo et où Leonardo a déjà provoqué l'évacuation de milliers de personnes et la fermeture de nombreuses routes.

L'organisme redoute de nouvelles inondations et glissements de terrain.

- Pont romain fermé -

La péninsule ibérique est en première ligne du dérèglement climatique en Europe et subit, depuis plusieurs années, des vagues de chaleur de plus en plus longues et des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents et intenses.

En Espagne, c'est dans la région méridionale d'Andalousie que les conséquences du passage de Leonardo ont été les plus visibles: rivières en crues, champs inondés et évacuations de 8.000 personnes.

Signe de la montée périlleuse des eaux, le célèbre pont romain de Cordoue qui enjambe le fleuve Guadalquivir, situé près de la mosquée-cathédrale, a été coupé à la circulation des piétons, les voitures n'y passant pas.

Conséquence de la succession des dépressions atmosphériques, les barrages du Portugal ont libéré en trois jours "un volume d'eau équivalent à la consommation annuelle du pays", a indiqué vendredi après-midi le président de l’Agence portugaise de l'environnement (APA), José Pimenta Machado.

Le Premier ministre Luis Montenegro, qui s'est rendu vendredi dans les zones sinistrées, a affirmé que les dégâts "dépassaient les quatre milliards d'euros", selon une estimation encore provisoire.

La semaine dernière, la tempête Kristin avait fait cinq morts et provoqué des dégâts matériels substantiels.

rbj-rs-tsc-lf-mig/mdm/cpy/gmo

C.Bell--TNT

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