The National Times - Libye: enquête sur l'assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, appels à la retenue

Libye: enquête sur l'assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, appels à la retenue


Libye: enquête sur l'assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, appels à la retenue

Le parquet en Libye a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur l'assassinat la veille de Seif al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant défunt Mouammar Kadhafi, dans un pays divisé où le chef du conseil présidentiel a appelé les différentes factions à la retenue.

Taille du texte:

Le bureau du procureur a indiqué qu'une équipe accompagnée de médecins légistes et d'experts s'était rendue mardi à Zenten, dans l'ouest du pays pour examiner la dépouille de celui qui a longtemps été considéré comme le successeur potentiel de son père, à la tête de la Libye pendant plus de 40 ans.

Dans un communiqué, le parquet a confirmé une mort par balle, et commencé les investigations pour tenter d'identifier et retrouver les suspects.

Appelant à "attendre les résultats", le chef du conseil présidentiel (un organe censé être neutre et représentant les trois principales régions libyennes), Mohamed Menfi, a exhorté les "forces politiques, les médias et les autres acteurs à la retenue dans le discours public".

L'assassinat de Seif al-Islam Kadhafi a suscité de nombreuses interrogations autour des acteurs politiques qui pourraient en tirer profit et du mode opératoire, certains l'imputant à des professionnels qui auraient désactivé les caméras de surveillance avant d'agir.

Depuis la chute et l'assassinat de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver sa stabilité.

Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: le gouvernement d'unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

M. Menfi, nommé en 2021 à la tête du conseil présidentiel en même temps que M. Dbeibah, a assuré qu'il n'y aurait "aucune impunité", admettant cependant comprendre les "préoccupations" de ceux qui redouteraient le contraire dans un pays au système judiciaire encore fragile.

Il faut, a-t-il dit, éviter "toute incitation à la haine" susceptible de "saper les efforts de réconciliation nationale et la tenue d'élections libres et équitables".

- "Commando" -

Aucune information officielle n'était disponible dans l'immédiat sur les funérailles de Seif al-Islam Kadhafi.

Son conseiller Abdullah Othman Abdurrahim a indiqué au média libyen Fawasel que l'autopsie avait déjà été effectuée et qu'il pourrait être enseveli à Bani Walid, fief d'une tribu restée fidèle à la famille Kadhafi, à près de 200 kilomètres au sud de Tripoli.

Sur les circonstances de sa mort, l'avocat français de Seif al-Islam Kadhafi, Marcel Ceccaldi, a dit à l'AFP que son client avait été tué dans la maison où il résidait à Zenten par "un commando de quatre personnes", encore non identifiées.

Recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, Seif al-Islam Kadhafi avait été arrêté en 2011 dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il avait été condamné à mort en 2015 par les autorités qui contrôlaient à l'époque Tripoli, à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie.

Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas exactement où il se trouvait. Selon des médias locaux, il était resté à Zenten sous la protection d'une milice locale.

"Il bougeait souvent", a ajouté son avocat mardi.

Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l'homme de 53 ans s'était évertué à se forger une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'était effondrée quand il avait promis des "rivières de sang" au début de la rébellion.

Fin 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime.

L'élection, ainsi qu'un scrutin parlementaire prévu en parallèle dans le cadre d'un plan de réunification parrainé par l'ONU, ne s'est toujours pas tenue, les camps de l'ouest et de l'est ne parvenant pas à s'entendre sur ses modalités.

H.Davies--TNT

En vedette

La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés

Des inondations éclair et des glissements de terrain, provoqués par des pluies de mousson, ont fait au moins 50 morts et des dizaines de milliers de déplacés au Bangladesh depuis une semaine, ont indiqué les autorités dimanche.

Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel

"On a vraiment de la chance d'aller bien" : les personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne ont regagné leur maison dimanche, encore sous le choc devant la violence du sinistre, désormais stabilisé, qui a fait 12 morts.

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Taille du texte: