The National Times - Trump reçoit discrètement le président colombien

Trump reçoit discrètement le président colombien


Trump reçoit discrètement le président colombien
Trump reçoit discrètement le président colombien / Photo: © AFP/Archives

Après avoir échangé moult invectives par réseaux sociaux interposés, Donald Trump et son homologue colombien, le président de gauche Gustavo Petro, se sont rencontrés mardi pour la première fois, dans une relative discrétion.

Taille du texte:

De manière plutôt inhabituelle, le président américain n'a pas invité les journalistes dans le Bureau ovale pour son entrevue avec son homologue colombien.

La Maison Blanche s'est contentée de publier deux photos sur X, tandis que la présidence colombienne a diffusé plusieurs clichés, dont celui d'une poignée de main entre le dirigeant républicain et l'ancien guérillero devenu chef d'Etat.

Le vice-président américain JD Vance ainsi que le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio ont assisté à l'entretien, de même que les ministres colombiens de la Défense Pedro Sanchez et des Affaires étrangères Rosa Villavicencio.

Aucun détail n'a filtré dans l'immédiat sur la teneur des discussions.

La rencontre a eu lieu peu après que Donald Trump, qui considère ouvertement l'Amérique latine comme sa chasse gardée, a fait capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro. Le gouvernement américain veut désormais "dicter" les décisions de Caracas, particulièrement en matière pétrolière.

- "Faire gaffe" -

L'opération militaire des Etats-Unis au Venezuela, le 3 janvier, avait d'abord conduit Gustavo Petro à parler de "reprendre les armes" contre Washington, tandis que le président américain lui avait conseillé de "faire gaffe à ses fesses".

Le ton a changé depuis, au moins publiquement.

Le président colombien "est très sympa depuis un mois ou deux. Avant, il était critique mais depuis le raid au Venezuela, il est très sympa. Il a beaucoup changé son attitude", avait commenté Donald Trump lundi sur un ton teinté d'ironie, en prédisant une "bonne rencontre".

La relation entre les deux hommes s'est détendue le 7 janvier, quand ils ont eu leur premier échange téléphonique.

Bogota a fait un geste de bonne volonté à l'égard du républicain de 79 ans en annonçant vendredi la reprise des vols d'expulsion de migrants depuis les États-Unis à bord d'appareils colombiens, après huit mois de suspension.

La Colombie a aussi accepté de reprendre les épandages de glyphosate sur les champs de coca, une pratique abandonnée depuis 2015 et critiquée pour ses conséquences sanitaires et environnementales néfastes. Gustavo Petro s'y était fortement opposé en tant que sénateur.

Les forts tempéraments des deux dirigeants et leurs profondes divergences idéologiques ont fait craindre à certains experts que l'entrevue ne "déraille" voire que Gustavo Petro subisse le même type de réprimandes publiques que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d'un passage mémorable dans le Bureau ovale.

La réunion de mardi devait être en grande partie consacrée au trafic de stupéfiants, que Donald Trump s'est promis d'éradiquer, n'hésitant pas pour cela à lancer des frappes contre des embarcations en mer des Caraïbes ou dans le Pacifique.

- Cocaïne -

La Colombie est le plus gros producteur de cocaïne au monde, tandis que les Etats-Unis en sont le premier consommateur.

Pendant des années, Washington s'est appuyé sur Bogota pour lutter contre le narcotrafic, en finançant les forces de l'ordre et les services colombiens de renseignement à coups de milliards de dollars.

Depuis que Gustavo Petro est arrivé au pouvoir, la production et les exportations de cocaïne ont augmenté.

Et en 2025, les Etats-Unis ont retiré la Colombie de la liste des pays alliés dans la lutte antidrogue.

Donald Trump estime avoir un droit de regard sur la vie politique des pays d'Amérique latine et a par exemple pris position publiquement pour ses alliés dans des élections en Argentine et au Honduras, en rupture totale avec tous les usages diplomatiques en vigueur jusqu'ici.

En Colombie, le candidat de gauche Ivan Cepeda, donné favori dans les sondages pour la présidentielle prévue en mai, a récemment accusé Washington de tenter de peser sur le scrutin.

E.Cox--TNT

En vedette

La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés

Des inondations éclair et des glissements de terrain, provoqués par des pluies de mousson, ont fait au moins 50 morts et des dizaines de milliers de déplacés au Bangladesh depuis une semaine, ont indiqué les autorités dimanche.

Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel

"On a vraiment de la chance d'aller bien" : les personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne ont regagné leur maison dimanche, encore sous le choc devant la violence du sinistre, désormais stabilisé, qui a fait 12 morts.

Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel

Quelque 1.500 personnes évacuées de la zone ravagée par un incendie dans le sud de l'Espagne vont pouvoir regagner leur domicile dimanche après la stabilisation du sinistre, qui a coûté la vie à 12 personnes piégées par les flammes alors qu'elles tentaient de fuir.

Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie

Noosha Aubel : 33,4 millions d’euros de déficit budgétaire dans la capitale du Land, Potsdam, environ 500 000 euros consacrés à des conseils externes, des plans d’économies révisés au détriment des enfants – et une affaire honteuse concernant un enfant en bas âge gravement handicapé, qui a fait scandale dans une crèche : Noosha Aubel a en partie hérité de ces crises, mais le déficit de leadership lui est désormais imputable.   Un score électoral de 72,9 % n’est pas un gage de leadership, c’est simplement un crédit. Noosha Aubel (50 ans) l’a obtenu en octobre 2025 à un niveau exceptionnel – et l’a mis à mal en un temps étonnamment court. L’espoir d’un nouveau départ a cédé la place à une amère désillusion, qui ne vient plus seulement de ses adversaires politiques depuis longtemps. Au bout de 100 jours seulement, les observateurs constataient déjà l’absence totale de ligne directrice ; en juin 2026, les milieux médiatiques faisaient ouvertement état de partisans déstabilisés, d’initiatives isolées et de majorités manquantes.   Le critère est simple : Potsdam fonctionne-t-elle mieux ? Les finances sont-elles remises en ordre, les décisions préparées et les plus vulnérables protégés ? Jusqu’à présent, la réponse est : non. Potsdam voulait un nouveau départ. Elle s’est retrouvée avec une maire qui confond trop souvent le langage de gestion avec le leadership et qui ne parvient pas à maîtriser les problèmes de la capitale régionale. À cela s’ajoute un scandale honteux concernant un jeune enfant souffrant de plusieurs handicaps graves, dont Aubel est responsable sur le plan du personnel et qui soulève des questions de morale et de décence. Il est particulièrement honteux que le responsable du service de presse de la mairie de Potsdam, Jan Brunzlow, ne réponde pas aux demandes des médias – alors qu’il est prouvé que Noosha Aubel a été contactée personnellement. Au lieu de répondre aux questions posées de manière transparente et compréhensible, M. Brunzlow insiste, selon les documents disponibles, pour un « entretien personnel » et tente ainsi manifestement de déplacer la communication vers un cadre non public et informel. Si cette manière de procéder enfreignait effectivement les obligations d’information prévues par le droit de la presse, une question fondamentale s’impose : Noosha Aubel est-elle apte à occuper le poste de maire de Potsdam, capitale du Land ?

Taille du texte: